Exposition

Le service d’Archéologie a monté plusieurs expositions temporaires depuis sa création. Si aucune n’est visible en ce moment, la dernière en date « Le quartier Avaricum au fil du temps » a été créé pour être itinérante. Vous pouvez aussi retrouver toute l’année « l’objet de moment » au Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine !

Retour sur les expositions passées :

Le quartier Avaricum au fil du temps (2019)

Les fouilles de la ZAC Avaricum à Bourges, réalisées en 2009 et 2010, constituent l’une des plus vastes opérations urbaines effectuées en France durant cette dernière décennie. Cette intervention a ainsi révélé les origines et le développement du quartier Avaricum, habité par des artisans et des commerçants (tanneurs, cordonniers, bouchers, teinturiers…) au Moyen Âge.
A partir du 14 juin 2019, le Musée du Berry à accueilli une exposition conçue par le service d’archéologie de Bourges Plus, où le public a pu découvrir l’émergence et la mutation de ce quartier médiéval de Bourges.
Une centaine d’objets archéologiques, des panneaux évoquant les grandes étapes de développement du quartier, des restitutions aquarellées, la projection d’un film 3D et des manipulations de fac-similés ont permis aux visiteurs de s’immerger aux 13e et 14e siècles, au cœur d’un quartier industrieux et commerçant.

Cette exposition existe aussi en version itinérante (sans le mobilier archéologique) ! Vous souhaitez avoir des informations ou l’emprunter ? Contactez-nous !

 

 

 

 

 

Cartes mémoire, aux origines du Berry, Espace – Peuplement – Paysages (2006)

Après quatre années de recherches sur le Berry antique, des archéologues et des universitaires ont cartographié l’évolution de cette province, des temps géologiques à l’époque moderne. L’exposition « Carte Mémoire » illustre l’impact de l’homme sur son environnement.

Grâce à une projection commentée de cartes historiques sur une maquette en 3D du Berry, les visiteurs peuvent traverser les âges et comprendre comment le paysage s’est transformé au fil des peuplements et des civilisations.

En complément, cinq ateliers permettent de découvrir les méthodes utilisées par les chercheurs pour cartographier le Berry, explorer les vestiges archéologiques et étudier les matériaux exploités par l’homme, tels que l’argile, les roches et les métaux.

Retrouvez le chemin de cette exposition grâce à une carte commentée qui était projetée lors de l’exposition : https://youtu.be/tSnfqVGGASU?feature=shared

 

 

 


Maternité et petite enfance dans l’Antiquité romaine (2004)

« La femme et l’enfant sont parmi les grands inconnus de l’histoire de l’Antiquité.
Il y a 2000 ans, être enceinte n’était pas seulement une réalité biologique, c’était aussi une nécessité sociale et civique. Le fils tant attendu allait perpétuer le nom du père, la fille, se préparer au mariage et à la procréation. Mais avant d’entrer dans la vraie vie, l’enfant et sa mère avaient recours aux divinités, croyances et magie afin que la grossesse et l’accouchement se passent pour le mieux et que le bébé survive.

L’exposition fait entrer le visiteur dans l’intimité de la famille romaine des quatre premiers siècles de notre ère, du mariage aux premiers pas des enfants. Comment est vécue l’arrivée d’un enfant ? Les mères travaillent-elles ? Comment se déroule la maternité ? Comment choisit-on le nom d’un enfant ? Nourrit-on le bébé au biberon ? Toutes ces questions posées trouvent leur réponse sous la forme d’un parcours thématique. »

Cette exposition continue à vivre en itinérance en France. Le Musée de Vieux-la-Romaine, qui a revu sa conception graphique en 2006, est maintenant en charge de son prêt.

 

 

 

 

La Grosse Tour de Bourges : la vie quotidienne dans une forteresse royale (2001)

De 1985 à 1989 ont été menées à Bourges quatre campagnes de fouilles, préalables à la construction de la mairie actuelle. Ce fut l’occasion de mettre au jour et d’étudier de nombreux vestiges dont ceux de la forteresse royale édifiée sous Philippe-Auguste (1180-1223), dotée d’un puissant donjon traditionnellement nommé « Grosse Tour »

Cette dernière renforce et contrôle la façade méridionale de l’enceinte urbaine construite un peu plus tôt sous le règne de Louis VII (1137-1180). Jusqu’à son démantèlement, au milieu du 17e siècle, sa silhouette massive domine la ville. On peut encore l’apercevoir de nos jours, depuis le parking souterrain de la mairie.

Cette exposition invite les visiteurs à découvrir les indices archéologiques et les archives qui témoignent des occupants successifs de la forteresse et de certains de leurs comportements au quotidien.

 

 

 

 

 

Le site de Bourges : son territoire aux « Ages des Métaux » (2500 à 50 av. J.-C.) (1988)

En dehors du « témoignage » de César dans la guerre des Gaules, c’est bien l’archéologie qui nous permet d’avoir un aperçu des Bituriges aux Ages des Métaux ainsi que d’Avaricum et son territoire.
Cette exposition retrace les découvertes, alors récentes, qui se sont succédées de 1984 à 1987 grâce à l’archéologie préventive et de sauvetage, en les replaçant dans leur contexte historique, géographique et archéologique (fouilles plus anciennes).

Grâce à ces dernières, nos connaissances des Bituriges et de l’oppidum de Bourges-Avaricum sont renouvelées. Les sites de Lazenay-Val d’Auron, Bruère-Allichamp, de Saint-Martin-des-Champs, de Littré… nous donnent un aperçu d’un peuple qui appuie sa puissance sur sa maîtrise du métal (production et artisanat), de l’agriculture, et de son commerce. Ce dernier est favorisé par un emplacement géographique central appuyé par les rivières de l’Yèvre et de l’Auron dont le nom de la ville témoigne : Avar-Icum, le port sur l’Yèvre.